La dénutrition de la personne âgée : comprendre, dépister, agir

Une maladie silencieuse

Elle menace la santé, l’autonomie, la qualité et l’espérance de vie des personnes âgées. La comprendre, c’est déjà mieux la prendre en charge.

Une soignante partage un moment à table avec une résidente

La dénutrition, une maladie silencieuse

Un enjeu individuel et collectif

La dénutrition est un état pathologique résultant d’un déficit en énergie et nutriments. Elle affecte toutes les catégories d’âge et est particulièrement fréquente chez les personnes âgées et les patients hospitalisés.

2 millions de personnes concernées en France
4 à 10 % à domicile
30 à 35 % en EHPAD (≈ 270 000 personnes)
30 à 70 % à l’hôpital

Une menace pour :

  • la santé (baisse de l’immunité),
  • la mobilité (risque de chute des personnes âgées),
  • l’autonomie,
  • la qualité et l’espérance de vie.

Source : Collectif de lutte contre la dénutrition ; Ministère du Travail et des Solidarités ; parole d’experte.

La spirale de la dénutrition

d’après Monique Ferry

Sans prise en charge, chaque étape entraîne la suivante. D’où l’importance du repérage et de l’enrichissement de l’alimentation, le plus tôt possible.

  1. 1Perte d’appétit
  2. 2Amaigrissement
  3. 3Perte d’énergie
  4. 4Infections respiratoires & déficit immunitaire
  5. 5Troubles psychiques
  6. 6Chutes & infections urinaires
  7. 7Escarres
  8. 8Hospitalisation
  9. 9État grabataire
  10. 10DÉCÈS

Dépister la dénutrition après 70 ans : les critères HAS 2021

Au moins un critère phénotypique et au moins un critère étiologique

Recommandation HAS →
CRITÈRES PHÉNOTYPIQUES (AU MOINS 1)
Perte de poids ≥ 5 % en 1 mois, ≥ 10 % en 6 mois, ou ≥ 10 % par rapport au poids habituel
IMC inférieur à 22 kg/m²
Sarcopénie confirmée (baisse de la force et de la masse musculaires)
CRITÈRES ÉTIOLOGIQUES (AU MOINS 1)
Réduction de la prise alimentaire ≥ 50 % pendant plus d’une semaine, ou toute réduction pendant plus de deux semaines
Absorption réduite (malabsorption ou maldigestion)
Maladie aiguë, pathologie chronique ou maligne évolutive
DÉNUTRITION SÉVÈRE (AU MOINS 1)
IMC inférieur à 20 kg/m²
Perte de poids ≥ 10 % en 1 mois ou ≥ 15 % en 6 mois
Albuminémie inférieure à 30 g/L
1 FOIS PAR MOIS au minimum en EHPAD et USLD, plus en cas d’infection, de chirurgie ou de baisse d’appétit
À DOMICILE une fois par mois et à chaque consultation
À L’HÔPITAL chaque semaine en court séjour et en soins de suite

En théorie, une stratégie bien codifiée

D’après les recommandations de la HAS, objectif de supplémentation des personnes âgées dénutries :

30 g de protéines 400 kcal par jour

HAS : stratégie de prise en charge nutritionnelle d’une personne âgée

Apports alimentaires spontanés ↓
Statut nutritionnel →
Statut nutritionnel
Normal Dénutrition Dénutrition sévère
Normaux Surveillance Conseils diététiques
Alimentation enrichie
Réévaluation à 1 mois
Conseils diététiques
Alimentation enrichie et CNO
Réévaluation à 15 jours
Diminués mais supérieurs à la moitié de l’apport habituel Conseils diététiques
Alimentation enrichie
Réévaluation à 1 mois
Conseils diététiques
Alimentation enrichie
Réévaluation à 15 jours et si échec : CNO
Conseils diététiques
Alimentation enrichie et CNO
Réévaluation à 1 semaine et si échec : NE
Très diminués, inférieurs à la moitié de l’apport habituel Conseils diététiques
Alimentation enrichie
Réévaluation à 1 mois et si échec : CNO
Conseils diététiques
Alimentation enrichie
Réévaluation à 1 mois et si échec : NE
Conseils diététiques
Alimentation enrichie et NE d’emblée
Réévaluation à 1 semaine

CNO : compléments nutritionnels oraux · NE : nutrition entérale. Source : Haute Autorité de Santé, 2007.

En pratique, une autre réalité

Des freins liés aux patients, aux équipes, aux produits existants

  • Patient
  • Professionnel de santé
  • Équipe de cuisine
  • Gestionnaire

« Ça n’a pas bon goût, je n’ai pas envie de me forcer. »

« On dirait des produits pour les malades… ça me coupe l’appétit. »

« Je n’ai pas l’habitude de manger ça. »

Paroles de patients

Notre conviction, une approche globale pour répondre à chacun

Enjeux

Nutritionnels et gustatifs

Enjeux

D’adhésion nutritionnelle

Enjeux

Efficience culinaire

Enjeux médico-économiques

De qualité des soins

Chez Sanae, nous abordons la dénutrition autrement

Pour mieux vivre grâce à la nutrition

01

Enrichir d’abord l’alimentation quotidienne

De nombreuses approches reposent principalement sur les compléments nutritionnels oraux : Sanae privilégie d’abord l’enrichissement de l’alimentation quotidienne.

Parce que les repas restent le premier vecteur de nutrition, nous développons des solutions qui s’intègrent naturellement dans le répertoire alimentaire des personnes dénutries ou à risque de dénutrition.

02

Le goût n’est pas un détail, c’est une condition de réussite

Parce qu’un produit efficace est avant tout un produit que l’on a envie de manger jusqu’au bout, nos équipes travaillent autant sur la qualité nutritionnelle que sur la saveur, les textures et l’expérience de consommation.

03

Une approche centrée sur l’adhésion

Parce qu’une solution nutritionnelle ne fonctionne que si elle est réellement consommée, nous cherchons à en favoriser l’adoption de manière durable.

L’importance de l’alimentation enrichie

La première étape de la prise en charge

Pour assurer une prise en charge efficace des personnes âgées dénutries ou à risque de dénutrition, la première étape consiste souvent à enrichir leur alimentation.

Ces recommandations visent à améliorer l’état nutritionnel et à favoriser le rétablissement des patients dénutris.

Avec le vieillissement, la masse et la force musculaires diminuent : c’est la sarcopénie, l’un des critères de la dénutrition après 70 ans. D’où l’importance d’apports suffisants en protéines, au cœur de la renutrition.

EXEMPLE PRATIQUE

Pour un patient dénutri pesant 65 kg, les objectifs nutritionnels sont les suivants :

1 950 – 2 600 KCAL Apport énergétique par jour : entre 30 et 40 kcal par kilogramme de poids corporel
78 – 97,5 G Apport protéique par jour : entre 1,2 et 1,5 g de protéines par kilogramme de poids corporel
Un résident partage son repas, souriant

La dysphagie

Difficulté à avaler

La dysphagie, ou difficulté à avaler, est une cause fréquente de dénutrition chez les personnes âgées.

Elle requiert des adaptations alimentaires spécifiques pour éviter les complications.

Nos études : une nutrition réellement consommée

Des solutions évaluées en conditions réelles, en EHPAD et en établissement de santé

SARCSA 2

Résultats de l’étude observationnelle menée par le CH de Mauriac en 2021 et 2022 sur 420 personnes âgées de 75 ans et plus.

CH de
Mauriac
2021
2022
420 personnes
de 75 ans et +
44 G d’Appéti’mix™ proposés chaque jour en supplémentation
32 G effectivement consommés par les résidents
APPORTS SUPPLÉMENTAIRES PAR JOUR
+12 G de protéines
+189 kcal
Apports nutritionnels renforcés Une supplémentation quotidienne de 44 g d’Appéti’mix™ permet une consommation effective de 32 g, apportant ainsi 12 g de protéines et 189 kcal supplémentaires par jour.
Acceptabilité maintenue
Soupes enrichies 68%
Soupes non enrichies 63%
Part des soupes entièrement consommées
Facile d’utilisation en cuisine 132 recettes enrichies en liaison chaude ou froide.
Gain économique réalisé ÷ 2 Avec Appéti’mix™, le coût de la prise en charge nutritionnelle a été divisé par 2 pour l’établissement.
BOISSON À L’ORANGE · PRÊT À CONSOMMER
85% de consommation intégrale observée

Test mené en novembre 2025 dans 3 EHPAD et 1 clinique, ayant fait l’objet de 167 relevés.

Voir la boisson à l’orange →
CAKE · PRÊT À CONSOMMER
84% de consommation intégrale observée

Test mené en novembre 2025 dans 3 EHPAD et 1 clinique, ayant fait l’objet de 63 relevés.

Voir le cake →

Découvrez notre podcast !

La dénutrition, tous concernés !

Des échanges riches pour mieux comprendre et gérer la dénutrition chez les personnes âgées. À écouter dès maintenant !

LA DÉNUTRITION tous concernés ! LA SÉRIE
SoundCloud · Série de podcasts La dénutrition, tous concernés ! Écoutez tous les épisodes de la série. Écouter sur SoundCloud →

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Questions fréquentes sur la dénutrition

L’essentiel en quelques réponses

Définition, diagnostic, dépistage en EHPAD, enrichissement de l’alimentation : les réponses aux questions les plus posées par les soignants et les familles.

Qu’est-ce que la dénutrition ?

La dénutrition est un état pathologique résultant d’un déficit en énergie et en nutriments. Elle affecte toutes les catégories d’âge et est particulièrement fréquente chez les personnes âgées et les patients hospitalisés.

Combien de personnes sont concernées en France ?

En France, 2 millions de personnes souffrent de dénutrition. Les personnes âgées, à domicile comme en établissement, et les patients hospitalisés sont les plus exposés.

Comment diagnostiquer la dénutrition après 70 ans ?

Selon les recommandations de la HAS (2021), le diagnostic repose sur l’association d’au moins un critère phénotypique (perte de poids, IMC inférieur à 22 kg/m², sarcopénie) et d’au moins un critère étiologique (baisse des apports, absorption réduite, maladie aiguë ou chronique évolutive).

À quelle fréquence dépister la dénutrition en EHPAD ?

La HAS recommande un dépistage au moins une fois par mois en EHPAD et en USLD, et plus souvent en cas d’infection, d’intervention chirurgicale ou de baisse de l’appétit.

Comment enrichir l’alimentation d’une personne âgée dénutrie ?

Pour un patient dénutri, les objectifs sont de 30 à 40 kcal et de 1,2 à 1,5 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour. On peut enrichir les plats avec une aide culinaire comme Appéti’mix™, ou proposer aux repas et aux collations des aliments enrichis prêts à consommer, comme la boisson à l’orange ou le cake Sanae.

Qu’est-ce qu’un produit au statut DADFMS ?

Une denrée alimentaire destinée à des fins médicales spéciales. Les produits Sanae s’adressent aux personnes adultes dénutries ou à risque de dénutrition.

Quand a lieu la Semaine nationale de la dénutrition ?

La 7e édition se tient du 16 au 22 novembre 2026. Elle est organisée par le Collectif de lutte contre la dénutrition pour sensibiliser le public et les professionnels à cette maladie silencieuse.

Nos solutions pour prévenir et traiter la dénutrition

Prêt à consommer et prêt à cuisiner